Le sommeil de l’enfant

octobre 6, 2019 4 Par Lysaura

Nous passons un tiers de notre vie à dormir. Votre enfant se réveille plusieurs fois dans la nuit, fait des cauchemars ou terreurs nocturnes, a des difficultés à s’endormir ? Je vais essayer de vous donner quelques conseils. Mais rassurez vous, vous n’êtes pas seule dans ce cas. Les problèmes de sommeil représentent 10% des consultations chez le pédiatre.

Avec un peu de temps et du bon sens, vous arriverez à trouver la solution qui vous conviendra et qui conviendra le mieux à votre enfant. Le sommeil de l’enfant évolue en permanence de la naissance jusqu’à l’adolescence.

Chaque enfant est unique, il n’existe pas de recette miracle valable pour tous.

A Quoi ça sert de dormir ?

Le sommeil est indispensable à un enfant. Il permet au cerveau de se développer, mais également à votre enfant de progresser et de récupérer. Il est une composante de son équilibre relationnel. Vous avez certainement dû remarquer que quand votre enfant est fatigué, qu’il manque de sommeil, il est plus grognon, pleure plus facilement et que cela a un impact sur la relation qu’il va avoir avec son entourage.

Le sommeil est un équilibre fondamental mais fragile, il se construit au cours des premiers mois de la vie.

Le sommeil de l’enfant et celui de l’adulte sont organisés en plusieurs phases. Vous avez peut être déjà entendu parler du train du sommeil. C’est un peu théorique, mais c’est important de comprendre que votre enfant naît avec une certaine construction du sommeil, et que cette construction va évoluer au fil du temps.

Voilà pourquoi votre enfant dans les premiers temps dort bien et que les troubles du sommeil peuvent apparaitre plus tard dans le temps.

Les différentes phases du sommeil de l’adulte

Je vais essayer de simplifier les choses.

On va trouver 2 types de sommeil chez l’adulte :

  • Le sommeil lent : dans lequel il y a la période d’endormissement, le sommeil léger (on peut facilement vous réveiller. Vous entendez vaguement du bruit, mais ce n’est pas compréhensible), le sommeil profond (vous êtes coupé du monde) et le sommeil très profond (c’est celui-ci qui est le réparateur de la fatigue- quand votre réveil sonne dans cette phase, vous n’êtes pas confortable, très fatigué alors que çà fait peut être 10h que vous dormez).
  • Le sommeil paradoxal. Le sommeil des rêves. C’est dans cette phase du sommeil que vous allez mémoriser les acquisitions de la journée.

Une fois ces deux types de sommeil passés, deux solutions : soit vous vous réveillez, soit vous repartez sur un nouveau cycle lent de sommeil. Un micro réveil apparait à la fin du sommeil paradoxal mais il est presque imperceptible.

Les différentes phases du sommeil de l’enfant

Le sommeil de l’enfant est différent en structure et en durée de celui de l’adulte. Au cours de la croissance il va se modifier progressivement pour prendre, vers 15ans les caractères de notre sommeil d’adulte.

La durée du sommeil de l’enfant va également se raccourcir avec l’âge. Plus on vieillit, moins on dort!

Le sommeil du nouveau né

Le nouveau-né ne connaît pas l’alternance du jour et de la nuit. Les phases d’éveil sont rythmées par la faim et la satiété. Il a faim, il se réveille, il est repu, il s’endort. Il ne distingue pas le jour de la nuit.

Le sommeil du nouveau né se compose de deux phases : le sommeil calme, et le sommeil agité.

Le nouveau né s’endort presque toujours en sommeil agité. Ce qui peut être interprété par un réveil. En effet, pendant ce sommeil, vous avez peut être remarqué que votre enfant pouvait grimacer, pleurer, ouvrir les yeux, bouger, vous pouvez avoir l’impression qu’il a mal quelque part… mais çà passe rapidement.  Comme son nom le porte, il a un sommeil agité. Mais il s’agit bien d’une phase de sommeil. Votre enfant est en train de dormir. Parfois, certains parents pensent que leur enfant est en train de se réveiller, et ont tendance à le prendre dans leurs bras, et par conséquence le réveiller.

La durée du sommeil agité est plus importante que celle du sommeil calme. Le sommeil calme est quant à lui, plus calme ! Votre enfant est immobile, son visage est peu expressif, sans mouvement, les yeux fermés et non mobiles.

Il est important d’observer les deux phases de sommeil de votre enfant et surtout de ne pas le réveiller en sommeil agité. Cela risquerait d’avoir une répercussion sur la construction de son sommeil. Si votre enfant s’habitue à ce que vous le réveilliez à la suite d’une phase de sommeil agité (pensant qu’il se réveille), il va de lui-même par la suite se réveiller après cette phase et donc ne pas enchainer les différentes phases de sommeil. Il va avoir pour repère : fin du sommeil agité, je dois me réveiller. Et c’est comme çà que la nuit, votre bébé va vous réveiller à la fin de chaque sommeil agité. Il se peut que çà ait une répercussion sur la construction du sommeil de votre enfant.

Le premier conseil que j’aurais à vous donner, c’est vraiment d’être attentif aux différentes phases du sommeil de votre enfant et de ne pas le réveiller, lui permettre de se réveiller de lui-même pour qu’il puisse construire l’organisation de son sommeil. En voulant bien faire, en pensant qu’il se réveille, ou qu’il a mal, en réalité vous réveillez votre bébé. Laissez le pleurer quelques secondes (10-20)(attention, je ne dis pas qu’il faut le laisser pleurer longtemps !), pour lui permettre de basculer dans le sommeil calme. Vous allez l’aider à organiser son sommeil. Il ne s’agit pas de pleurs pour vous appeler, vous dire qu’il a faim ou autre. Il s’agit d’une réaction du sommeil agité.

Au fil du temps le sommeil agité du nouveau né va se transformer en sommeil paradoxal de l’adulte, et le sommeil calme va évoluer en sommeil lent de l’adulte.

Le sommeil de l’enfant de 1 mois à 6 mois

Il s’agit d’une période où le sommeil évolue le plus rapidement car c’est un sommeil de transition entre celui du nouveau-né et celui de l’adulte. Il y a un allongement de la phase de sommeil nocturne sans réveil. C’est la période où généralement les enfants commencent à faire leurs nuits… mais pas pour tous !

Vers la fin de son premier mois de vie, votre enfant commence à faire la différence entre le jour et la nuit. Pour lui faciliter cet apprentissage, faites le dormir la journée sans masquer la lumière. Il est préférable au départ pour qu’il distingue le jour de la nuit, de le faire dormir à la lumière la journée, et dans l’obscurité la nuit.

Le sommeil agité va diminuer, alors que le sommeil calme va progressivement s’installer.

Dans la littérature, un grand nombre de pédiatres disent qu’un enfant est capable de faire ses nuits à partir du moment où il pèse 5Kg. Il a assez de réserves pour tenir toute la nuit sans manger.

Le sommeil de l’enfant de 6 mois à 3ans

Les endormissements vont se faire en sommeil lent comme l’adulte. Pendant cette période, vous pouvez rencontrer des difficultés lors du coucher.

Il est normal de voir apparaître des éveils multiples lors de la 2° partie de la nuit (après 0h. Entre chaque cycle- Nous avions vu dans le train du sommeil de l’adulte qu’à la fin du « train » il y avait un micro réveil). Votre enfant reste dans son lit, les yeux ouverts, il peut un peu pleurer mais il devrait se rendormir de lui-même. N’intervenez pas. Laissez-lui quelques minutes pour se rendormir (Tout comme pour le sommeil agité du nouveau né).

Durant cette période, le sommeil de jour va diminuer. Petit point sur les siestes. En moyenne :

  • Vers 6 mois : 3 à 4 siestes
  • Vers 12 mois : 2 siestes
  • Vers 18 mois : 1 sieste
  • Vers 3-4 ans : 0 à 1 sieste
Le sommeil de l’enfant de 3 à 12ans

Il s’agit d’une période assez simple.

Il est fréquent de voir les troubles du sommeil se résoudre de façon spontanée lors de l’entrée à l’école maternelle. Votre enfant est très vigilant dans la journée et il va s’endormir très vite le soir.

C’est au cours du sommeil profond qu’il peut y avoir des terreurs nocturnes ou du somnambulisme.

Quelques conseils pour faciliter le sommeil

Soyez attentifs aux signes que vous envoie votre enfant, qui pourrait traduire l’envie de dormir : Un enfant fatigué va bâiller, se frotter des yeux, prendre son pouce, doudou ou sucette. Il peut se replier sur lui-même ou au contraire être excité irritable, pleurer…

Au niveau de sa chambre :

Aérez la chambre une fois par jour.

Privilégiez pour le coucher une chambre calme et avec un maximum d’obscurité pour la nuit. Je ne sais pas pourquoi les papas ont tendance à exciter les enfants avant le coucher ? Vous l’avez remarqué vous aussi ?

La température idéale de la chambre se situe entre 18 et 20°, avec un air humidifié si cela est nécessaire. Il n’est pas utile d’acheter un humidificateur que l’on va essayer de vous vendre dans le commerce. Vous pouvez tout à fait mettre un bol d’eau ou un réservoir à eau sur le chauffage dans la chambre.

La chambre est la pièce de votre enfant. Elle doit être préservée et saine. Ne fumez pas dans sa chambre.

Certains enfants sont sensibles au positionnement du lit. Il y a d’ailleurs toute une théorie sur la place des meubles dans la maison. Vous pouvez alors positionner la tête du lit au Nord.

Choisissez un matelas ferme mais sans être dur pour éviter la déformation de la colonne vertébrale.

Faites faire à votre enfant de l’exercice physique dans la journée pour faciliter le sommeil.

Pour préparer l’endormissement :

Proposez une activité calme avant de passer au lit.

Évitez les films, la télévision avant de se coucher et bannissez la télévision dans la chambre pour les plus grands.

Votre enfant a besoin de repères, de rituels, qui vont lui permettre de mieux anticiper ce qui se passe et de se préparer. Ce ne sera pas l’inconnu pour lui et çà va le rassurer. Il est donc important de créer un rituel du soir. Ce rituel va commencer bien avant d’aller se coucher. Il va débuter par exemple avant le repas (Éviter les repas trop riches et gras plus difficiles à digérer)

Je vous donne par exemple le rituel que j’ai mis en place quand mes enfants étaient bébés. Tous les soirs à la même heure (si vous n’êtes pas chez vous, votre rituel va changer, mais globalement les étapes vont être à peu près les mêmes. Il faudra verbaliser à votre enfant ce changement), bain, repas, biberon de lait dans la pénombre de la chambre avec sa veilleuse allumée. Ensuite un bisou et au dodo. Plus tard, quand mes filles ne prenaient plus de biberon le soir avant de se coucher, c’était lavage de dents, 1 ou 2 histoires (attention, il faut mettre la règle dès le départ sur le nombre d’histoires, sinon votre enfant va toujours en vouloir une de plus ! Tous les soirs au moment de choisir son histoire, répétez lui le nombre d’histoires que vous allez lire ensemble. Et respecter cette règle !, un bisou, allumer la veilleuse et au dodo.

Diminuez le niveau sonore général progressivement. En arrivant dans la chambre, vous pouvez par exemple commencer à parler doucement.

En termes de sécurité, par rapport à la mort subite du nourrisson (ou mort inopinée) (je consacrerai un article sur ce thème), quelques règles à respecter :

Exclure les oreillers, traversins car il y a un risque d’étouffement et d’allergies.

Les tours de lits sont, depuis quelques années, fortement déconseillés.

Installez votre enfant sur le dos dans le lit.

Préférez les turbulettes aux couvertures. L’utilisation d’une couverture n’est pas nécessaire tant que votre enfant est dans un lit à barreaux.

Dormir çà “s’apprend” !

Il est important d’”apprendre” à votre enfant à s’endormir sans l’intervention de quelqu’un, en autonomie. Par exemple en le berçant, en le caressant, dans vos bras… Bien sur que c’est agréable, je n’en doute pas. Mais votre enfant doit être autonome dans son endormissement.

Transposons la situation sur vous. Vous vous endormez tranquillement, agréablement dans les bras confortables de votre mari, au chaud. Vous vous réveillez au beau milieu d’un parking de supermarché. Quelle va être votre réaction ? Vous allez être stressée, vous n’allez pas comprendre ce que vous faites ici car vous étiez dans un endroit bien confortable. Qu’allez-vous faire ? Vous allez réclamer les bras réconfortants de votre mari dans lesquels vous vous étiez endormie. Votre enfant c’est pareil. Il s’est endormi dans vos bras, bercé contre vous, avec votre odeur et votre chaleur. Quand il va se réveiller lors d’un micro réveil, il va chercher le mécanisme par lequel il s’était endormi… c’est-à-dire vous !

Les petits problèmes

L’apprentissage du sommeil est souvent rempli d’embûches. Rien n’est acquis. Un enfant qui fait ses nuits à 3 mois par exemple, peut à 15 mois se réveiller toutes les nuits. Les problèmes liés au sommeil sont souvent à l’origine de fatigue chez les parents, et du coup il y a une diminution de la patience parentale dans la journée.

Vous vous sentez peut être démunis face aux problèmes de sommeil de votre enfant. Je ne sais pas si çà va vous rassurer, mais beaucoup de parents sont dans ce cas là. Rien n’est acquis, ce qui veut dire que la situation peut s’inverser dans le sens positif aussi !

Les troubles du sommeil peuvent être dus à l’anxiété, la nervosité ou à une réponse inadaptée aux besoins de l’entourage familial (par exemple lors du sommeil agité chez le nouveau né).

Chez l’enfant de 2 – 3 ans, les troubles peuvent être dus à la fois à une excitation à l’anxiété. Ils peuvent être accentués par des horaires de coucher irréguliers, une absence de sieste, la télévision, l’apprentissage de la propreté…

Je vais essayer de lister et répondre aux problèmes les plus fréquents.

Mon enfant a 12mois et me réveille toutes les nuits, voir plusieurs fois par nuit pour boire son biberon.

Alors non, votre enfant n’a plus besoin de l’aspect nutritif de son biberon de la nuit. Si il a eu un repas normal avec un féculent le soir, il n’a pas besoin de lait la nuit.

Le problème ne vient pas de la faim, mais d’une habitude.

Je vais essayer de vous expliquer : Si je vous réveille toutes les nuits à la même heure en vous donnant à manger. Votre cerveau au fil du temps créer une dépendance, une habitude et va de lui-même se réveiller toutes les nuits à la même heure.

Pour votre enfant c’est la même chose. Son cerveau a créé une dépendance, une habitude à ce biberon. De plus, çà va être un mécanisme d’endormissement pour votre enfant. Dès que votre enfant va se réveiller, il va réclamer son mode d’endormissement, c’est-à-dire son biberon.

Il va donc falloir, en douceur, habituer son organisme à ne plus avoir cette sensation de satiété après ce biberon de lait.

Mais comment faire ?

Il n’est pas question du jour au lendemain de lui retirer son biberon. Comment réagiriez-vous si je vous enlevais ce petit en cas de la nuit. Moi personnellement mon ventre gargouillerait et je ne penserais qu’à çà…bref ce n’est pas très agréable. Il va falloir y aller en douceur. D’abord commencez par déshabituer l’organisme de votre enfant à la notion de satiété après ce biberon de la nuit. Gardez la même quantité d’eau, mais enlevez une mesurette de lait. Puis quelques jours plus tard, vous retirez un peu d’eau et cette fois vous retirez 2 mesurettes de lait. Poursuivez jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de lait (de mesurette de lait) et plus d’eau. Par l’absence de lait, votre enfant n’aura plus progressivement besoin de biberon la nuit.

Si vous allaitez, il va être difficile de diminuer la quantité de lait. Votre enfant vous réclame certainement pour le côté réconfortant de sa mère et l’aspect plaisir de la succion.  Vous pouvez dans un premier temps essayer de rester auprès de lui, en lui tenant la main mais sans cet aspect nutritif. Vous pouvez confier cette tache au papa. Ce sera plus facile pour vous et pour votre enfant.

C’est la crise tous les soirs pour se coucher

Les rituels ont toute leur importance pour permettre à l’enfant de se préparer et ne pas être surpris par la situation. Cela va le rassurer et éviter l’angoisse au moment du coucher.

Il faut maintenir une régularité des horaires et ne pas laisser s’installer l’excitation.

Faites en sorte que la chambre soit agréable et propice au sommeil.

Souvent le refus de se coucher est une traduction d’une angoisse. Votre enfant est plus conscient de l’environnement et de lui-même. Il  va redouter les séparations, la peur de s’endormir (cauchemars) et d’être seul. Il faut le rassurer en lui disant que vous êtes à côté.

Une contrariété la journée peut causer du tracas à votre enfant qui va le manifester le soir par le fait de ne pas vouloir se coucher. Il n’arrive pas à gérer cette contrariété et l’exprime de cette façon là. Rassurez-le. S’il est en âge de parler, discutez avec lui pour le faire verbaliser.

Vous pouvez aborder le temps du coucher avec des petites lectures le soir sur le thème du sommeil. Votre enfant pourra s’identifier à son héros préféré.

Il peut avoir peur de l’obscurité du jour au lendemain. Vous pouvez lui installer une veilleuse, ou laisser la porte entr’ ouverte, ou pourquoi pas les deux.

Vous pouvez lui proposer un moment de détente avec une musique calme. Les touts petits aiment bien les veilleuses qui projettent au plafond des images. Cela attire leur attention sur autre chose. Il existe des veilleuses que l’on peut accrocher aux barreaux de leur lit. Si votre enfant se réveille dans la nuit, il pourra de façon autonome allumer sa veilleuse pour se rendormir.

Vous pouvez également lui donner un de vos tee shirts avec votre odeur. Votre présence, par l’odeur, sera présente auprès de lui et çà le rassurera.

Une autre technique que je trouve intéressante est la méditation. Il existe des cd de méditation pour les enfants. Au moment du coucher, pour lui permettre un lâché prise, une détente, proposez lui une méditation. Ça a des effets très positifs sur les enfants.

Votre enfant a besoin de se sentir en sécurité pour se lâcher dans les bras de Morphée. Il aura peut être besoin d’être accompagné. Allez y étape par étape. Dans un premier temps, mettez le dans son lit et rester avec un contact physique et visuel, peut être en lui faisant des papouilles, en le berçant dans son lit… Deux jours plus tard, garder le contact physique et visuel, mais sans intervenir, uniquement en posant votre main sur lui. Deux jours plus tard, plus de contact physique, mais gardez le contact visuel, et rassurez le avec votre voix. En lui disant que vous êtes là pour le protéger que vous restez à côté de lui le temps qu’il s’endorme et que vous serez cette nuit dans votre chambre à côté et que s’il a besoin vous reviendrez le voir. Votre enfant doit sentir que vous êtes présente, çà va le rassurer. Deux jours plus tard, vous allez restez dans la chambre, mais un peu plus loin de son lit… ainsi de suite jusqu’à ne plus être présente dans sa chambre mais en entendant le son de votre voix. La clé de la réussite, est se sentir en sécurité pour lâcher prise.

Votre enfant ne veut pas dormir dans son lit, mais dans le vôtre.

Il s’agit souvent d’une angoisse d’être seul, dans le noir…

Commencez par lui expliquer que chacun a son lit. Papa et maman ont le leur, et lui a le sien. Ensuite, reprenez les conseils du dessus sur l’enfant qui ne veut pas se coucher le soir.

S’il se réveille la nuit et vient dans votre lit, ramenez le dans son lit calmement et rassurez le en lui disant que son papa et sa maman sont là et qu’ils le protègent.

Il existe également des « réveils » qui indiquent à l’enfant quand c’est la nuit et qu’il faut dormir et quand c’est le jour et qu’il peut se lever. Cela peut aider votre enfant à se repérer dans la nuit.

Terreurs nocturnes ou cauchemars ?

Ce ne sont pas les mêmes choses.

La période des terreurs nocturnes se situe généralement entre 4 et 11ans avec une majorité de garçons. 1h après l’endormissement, votre enfant s’assoit brusquement dans son lit, crie, s’agite. Il ne vous reconnaît pas, il est inconsolable. Cet épisode dure quelques minutes puis il se rendort. Le lendemain aucun souvenir de cet épisode.

C’est vrai que c’est très impressionnant.

Les terreurs nocturnes peuvent traduire une angoisse ou survenir à l’occasion d’évènements familiaux perturbants. Elles disparaissent généralement de façon spontanée à la puberté.

Que faire ? Ne le réveillez pas, n’allumez pas la lumière de la chambre, recouchez le en le calmant et en le rassurant par une main posée sur son front ou son épaule.

Le lendemain essayez de discuter avec votre enfant pour désamorcer ce qui pourrait le contrarier.

Les cauchemars, quant à eux, se passent lors du sommeil paradoxal.

Il suffit de répondre à l’appel de  votre enfant, le rassurer et lui proposer une petite lumière dans la chambre. S’il est plus grand, vous pouvez en reparler avec lui le lendemain et dédramatiser, ou lui faire dessiner son cauchemar.

Vôtre enfant se lève la nuit et déambule dans la maison. Quand vous lui posez des questions, ses réponses sont incohérentes.

Votre enfant fait sûrement du somnambulisme. Le somnambulisme se passe en sommeil profond. Il est important de ne pas réveiller votre enfant, car le réveil va être très désagréable. Dites lui seulement d’un ton ferme d’aller se recoucher. Il faut cependant faire attention à la sécurité de la maison en fermant la porte d’entrée à clé (pensez à bien retirer la clé sur la porte).

Le somnambulisme est souvent la conséquence d’une contrariété. Discutez avec votre enfant pour lui permettre de verbaliser ce qui le contrarie.

Mon enfant a 4ans et il fait pipi au lit.

On parle d’énurésie (le fait de faire pipi au lit) à partir de 5ans. L’accident survient en général 1 à 3h après l’endormissement avec un horaire fixe à chaque enfant.

Plusieurs raisons peuvent en être la cause. Il est nécessaire d’en parler à votre pédiatre pour identifier la cause. Cela peut être dû à un diabète, une malformation, un manque de maturité neurologique du contrôle vésical ou des raisons d’ordre psychologique.

En attendant d’aller chez le médecin, je vous conseille de ne pas réveiller la nuit votre enfant pour aller le faire uriner, dans le but d’anticiper l’accident.

Si votre enfant à plus de 5 ans ne lui mettez pas de couche, cela va avoir un impact négatif et non constructif face à ce problème.

Votre enfant ne le fait pas exprès, ne le grondez pas, mais ne soyez pas indifférent.

Par contre, vous pouvez le féliciter lorsqu’il fait des efforts.

Le sommeil est important dans la construction de l’enfant que ce soit d’un point de vue physique, neurologique et relationnel. Il est nécessaire dès le début, de bien poser les bases du sommeil, car les problèmes sont souvent impliqués par de mauvaises réactions, toujours avec une bonne intention, de la part des adultes.

Il existe des professionnels spécialisés dans le sommeil de l’enfant. Vous pouvez si vous en ressentez le besoin, en consulter un.

Abrogez le lit punition. C’est-à-dire punir votre enfant, ou le menacer, d’aller au lit la journée. Cela fait du lit,  siège du sommeil, une punition alors qu’il doit représenter un moment agréable.

Bon courage, soyez patientes et faites de beaux rêves !